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Defense du pays.

Une Spartaine appercevant son filz
Qui s’enfuyoit avec les desconfictz
Pour le pays si tresfort s’esvertue
Qu’oultre nature elle l’occist & tue.

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HOmme couard & lasche de couraige,
Effeminé trop timide & paoureux,
Ta fuyte m’a au cueur mise une rage
Qu’impossible est qu’il soit plus douloureux,
Car au lieu d’estre envers toy amoureux
Laissant pityé & doulceur maternelle
Je t’occiray d’ung glaive dangereux,
Prenant le nom d’une Mere cruelle.

★ Las est [=es] tu nay contre loy de nature?
Qui nous contrainct nostre pays aymer
Tant foit cruelle il n’y a creature
Qui ne voulsist pour son pays s’armer,
Et tu t’enfuys, cela est à blasmer,
Mais des blasmez je ne veulx estre au compte,
Mieulx vault mourant se faire renommer,
Qu’estre long temps vivant à sa grand honte.
★ Ja n’entreras en Sparte la cité,
Puis que tu fuys ainsi de la bataille,
Laissant la ville en sa necessité,
En te voullant enclorre en sa muraille.
Honneur me dict qu’a ce coup je t’assaille,
Pour mieulx venger l’injure du pays,
Je le feray tant que l’esprit en saille,
Dont je lairray les hommes esbahis.

Notes:

1.  The story of the Spartan woman declared that she would rather kill her son herself than see him as a coward comes from the Anthologia Graeca, 7.433; and also several places in Plutarch, Moralia. See also Paradin, ‘Comminus quò minus’ ([FPAb050]).


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