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In subitum terrorem.

Sudden terror

Emblema cxxii.

Effuso cernens fugientes agmine turmas,
Quis mea nunc inflat cornua? Faunus[1] ait.

Seeing the squadrons fleeing, their line in disarray, ‘Who now’, said Faunus, ‘is sounding my trumpets?’

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EX Polyeno lib. I. Stratagematon. Pan Bacchi dux
fuit (inquit ille) qui primus aciem invenit, quam
phalangem nominavit dextrum & sinistrum cornu
instituit: qua ratione cornua ei tributa sunt. primus
qui arte & calliditate hostes intercepit. Cùm ergo
aliquando qui missi fuerant exploratum retulissent,
hostes in altera sylvae concavae parte castra metari,
Pan praecepit suis ingentem clamorem tollerent. so-
nus locis cavernosis exceptus, multò maior exaudi-
tus ab hostibus, eos perculit, inque fugam coniecit.
Hinc Panici terrores dicti, id est, improvisi metus &
consternationes, quae sine ratione accidunt.

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Sur une frayeur soudaine.

PAn voyant des fuyars en un camp mis en route,
Et de je ne sçay quoy follement estonnez,
Esmeuz d’une frayeur & de soudaine doubte:
Où sont ceux-là, dit-il, qui soufflent mes cornets?

CEcy est prins du premier des Stratage-
mes de Polyenus. Pan, fut un des capi-
taines soubs Bacchus, lequel premier ordon-
na de renger l’armee, lequel ordre il nom-
ma de ce mot phalange. il institua aussi la
corne dextre & senestre: à l’occasion dequoy
on luy a donné des cornes. il fut le premier
qui usa de ruses pour surprendre l’ennemy.
une fois donques quelques uns, ayans esté
envoyez comme espions, eurent rapporté
que les ennemis vouloient camper de l’au-
trepart d’une forest creuse en dedans, Pan
commanda aux siens de jetter ensemble-
ment le plus haut cry qu’ils pourroient. le
son rendu dans les cavernes fut entendu des
ennemis, & sembloit de beaucoup plusgrand:
à l’occasion dequoy saisis de peur s’enfuyrent.
Dela sont dittes les terreurs Paniques, c’est
à dire qui viennent à l’improviste, comme
les soudaines frayeurs dont on est surprins
sans occasion.

Notes:

1.  Faunus is here equated with Pan, the half-goat rustic god (see [FALc097]), accredited with the invention of the horn or military trumpet, and responsible for unexplained ‘panic’ terrors seizing man and beast, especially on the battle-field and in wild lonely places. See Erasmus, Adagia 2603, Panicus casus.


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Louer ce qui n’est à louër.

XXXVI.

Les Elephans que sceut bailler
Link to an image of this page  Link to an image of this page  [D3v p54] Antioque en champ conflictoire,[1]
Tant ardamment vont batailler,
Que sur Galates eut victoire.
Lors telle beste pour memoire
Il peind, honteux que peu honneste
Sa victoire est par telle beste:
Mais joyeux d’en avoir la gloire.

commentaires.

Antioque, Roy de Syrie, faisant dessein de sur-
monter les Galates, assembla une grande armee, &
bon nombre d’Elephans. Les Galates, ayans d’abor-
dee veu leurs ennemis, qui n’estoyent qu’à demi ar-
més, ne doutans point de leur victoire, choquerent fu-
rieusement les gents d’Antioque, qui estoyent prests d’e-
stre desfaicts a plate cousture, s’il ne se fust advisé de
faire marcher les elephans: lesquels espouvanterent
de telle façon les chevaux des Galates, qu’ils en prin-
drent la fuite, & furent entierement vaincus. Or
comme, selon la coustume, Antioque vouloit dresser
un trophee, pour marques de sa victoire, il fit peindre
un elephant, baillant plustost l’honneur de la victoire
à ces bestes, que de le prendre pour soy (La premiere
fois que l’Italie vid des elephans, ce fut a la guerre
de Pyrrhus, Roy des Epirotes.) Comme les soldats
d’Antioque se glorifioyent, à cause de la victoire: le
Roy leur dit, Nous estions perdus, si les elephans, be-
stes sales & lourdes, ne nous eussent delivrés. D’au-
tant donc que je me resjoui pour avoir eu la victoire,
Link to an image of this page  Link to an image of this page  [D4r p55] autant ay je de vergongne & de honte, pour l’avoir
eu par le moyen que je l’ay eu. Les Galates sont un
peuple d’Asie la mineur. Celle region s’appelloit au-
tresfois Gallograecia, & estoit une colonne des ancien
Gaulois. C’est a eux que S. Paul a escrit une epistre.

Notes:

1.  For this incident, see Lucian, Zeuxis sive Antiochus 8-11. In 276 BC Antiochus I won against fearful odds by directing his sixteen elephants against the Galatian horsemen and scythed chariots. Not only did the horses turn in panic and cause chaos among their own infantry, but the elephants came on behind, tossing, goring and trampling. Although he had won an overwhelming victory, Antiochus did not consider it a matter for congratulation.


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